En pleine prolifération d’homo touristicus qui se manifeste à l’ébauche d’un premier voyage, nous voulions vous conter nos 7 ans de vie nomade en sobriété heureuse.
Nomade, adj.

Qui ne reste pas longtemps au même endroit, qui est caractérisé par des déplacements continuels. 

Pour nous, être nomade conjugue mobilité et expérience de vie à l’étranger.

Depuis 2011, j’ai étudié/travaillé plus de 3 mois dans 5 pays différents sur 3 continents et voyagé dans 27 pays.
Nicolas a travaillé dans 4 pays différents et voyagé dans 36 pays. Il n’est plus revenu en Belgique plus de 3 mois depuis 2011 et vit à l’étranger à temps plein depuis 2013.

C’est beaucoup de chiffres saugrenus pour vous symboliser que nous menons une vie géographiquement libre à l’étranger sans demeure fixe en Belgique depuis 7 ans déjà.

Aujourd’hui, il nous paraît important de vous raconter notre évolution pour vous partager qu’ici, le tour du monde n’est pas un loisir de masse, mais bien l’expression d’un projet de vie consistant et véridique qui enrichit notre expérience personnelle depuis plusieurs années.

Le cliché de la passion du voyage depuis l’enfance.

Emilie

  • Elle a pris son premier avion à l’âge de 3 mois.
  • Elle guidait ses parents dans les aéroports à l’âge de 10 ans.
  • Elle voulait devenir hôtesse de l’air pour voyager.
  • À 15 ans, elle fait un séjour en famille d’accueil en Russie.
  • À 17 ans, elle prend l’avion seule pour les États-Unis.
  • Elle fait un ERASMUS à Saragosse, un stage à Manchester.
  • Elle réalise son premier voyage sac à dos au Laos en 2012.

Nicolas

  • Il a pris son premier avion à l’âge de 3 mois.
  • Il est de mère bolivienne, Bruxelles-Bolivie, il connaît par coeur.
  • Il a vécu en Bolivie étant enfant.
  • À 8 ans, il prend son premier avion seul.
  • Il a fait son premier voyage sac à dos en Amérique du Sud en 2010.
  • Il vit à l’étranger à temps plein depuis 2013.
  • Il avait déjà parcouru 39 pays avant notre TDM.

Voyager, un projet de vie.

Quand j’étais petite, je rêvais de partir étudier un an à l’étranger.
Quand je suis devenue adulte, mes ambitions matérialistes se sont résumées à un ordinateur portable et un passeport pour devenir nomade.
Je n’ai jamais eu peur de franchir le pas et de partir vers l’inconnu. À 15 ans, je partais faire un échange en famille d’accueil en Russie, à 18 ans je traversais l’Atlantique pour la première fois seule pour faire un autre échange d’un mois aux États-Unis, à Seattle, et j’ai recommencé l’année suivante à Rhode Island.

“Tu veux faire quoi plus tard ?”.

Quand il fallait choisir un métier : je citais hôtesse de l’air, traductrice avec la perspective de voyager grâce à ma profession et j’ai finalement décidé d’étudier le commerce international.

Voyager, mon moteur pour me former.

Puis j’ai choisi mon école de commerce en fonction des opportunités d’ERASMUS. Quand j’allais aux portes ouvertes, ma première question c’était : “C’est quoi vos destinations d’ERASMUS ?”, “Quels sont vos critères pour choisir les candidats sélectionnés ?”.

Comment devenir nomade ?

Notre parcours de couple nomade individuellement

Nicolas et moi nous nous rencontrons en 2012, nous avons tous les deux passé notre dernière année d’étude à l’étranger, nous obtenons le même diplôme avec la même ambition d’évoluer à l’international.

En janvier 2013, Nicolas part travailler en Finlande. Le ton est donné, le reste de notre relation sera à distance.
En mai 2013, je décroche également ma première opportunité d’emploi à l’étranger, en Chine.
Le bilan de cette première année de couple c’est 25 avions, 3 continents, 8 pays.

Rien ne nous rendait plus heureux que de nous retrouver dans un pays pour découvrir un nouveau coin du monde. Le voyage devient un aphrodisiaque. Nous avons nommé ça : “poursuit of happiness around the world” (la quête au bonheur (d’être ensemble) à travers le Monde).
En avril 2014, Nicolas obtient un nouveau poste au Luxembourg. Quoique surnommé « Paradis fiscal », le Luxembourg n’est pas une destination très exotique. Cela reste un pays inconnu et cette raison est suffisante pour lui donner envie de l’explorer et d’apprendre à le connaître tout en continuant à voyager par des escapades de quelques jours voire d’un mois.

Faire le tour du monde.

Dans le courant de l’année 2016, nos contrats respectifs se terminaient. Il s’agissait de trouver un projet de vie de couple et d’arrêter chacun de chercher des missions qui allaient nous séparer aux 4 coins du Monde.
Le tour du monde se présente comme le projet de vie qui s’adonne à la perspective de devenir nomade ensemble.